Economie
20/1/2026
La simplification administrative est dans les priorités d’UCM et de toutes les organisations sectorielles de notre pays. Pas parce que c’est la mode, mais parce qu’elle est nécessaire pour notre compétitivité, ainsi que pour garantir la viabilité de notre économie et de notre modèle social.
Combien de temp gaspillé en démarches administratives inutiles, répétitives ? Combien d’argent perdu ?
Combien de projets qui n’ont jamais vu le jour ? Combien de personnes jamais embauchées ? Combien d’idées restées dans les tiroirs ?
Combien de nuits blanches ? Combien de rendez-vous chez le médecin ? Chez le Psychologue ?
Le message adressé hier à la Ministre Jacqueline Galant, en charge de la simplification administrative, était clair. Il est urgent de :
Ce dont on a besoin, c’est d’un changement de logiciel.
Ce parlement UCM était aussi l’occasion d’acter que la prise de conscience est réelle. La bonne volonté aussi. À tous les étages, des projets de simplification sont sur la table.
Dans la foulée du « Rapport Draghi », les différents « omnibus » avancent, avec un objectif ambitieux de réduction de 35 % des charges administratives. Ils touchent à la digitalisation, à l’investissement, à l’agriculture, à la cybersécurité…
Au fédéral aussi, la dynamique est positive. Plusieurs plans sont sur la table :
Ces différents plans sont aussi le signe que le politique cherche des améliorations, des solutions, et qu’il y a une volonté d’écoute. Jusqu’ici, on valide… et on espère voir des résultats, rapidement.
Le cabinet de Jacqueline Galant a commencé par rappeler les 3 piliers sur lesquels repose « la stratégie du choc » adoptée le 27 mars 2025 :
Pour les entreprises, la ministre a identifié trois leviers principaux de simplification :
L’application effective du principe « only once » est au coeur de l’efficacité de l’action publique. Pour aboutir, la Ministre concentre ses efforts sur :
Ce référentiel permettra l’identification unique de chaque entreprise et la récupération automatique de toutes les données utiles dans les bases de données fédérales et régionales.
Déployer le principe de confiance dans l’administration est la pierre angulaire pour un apaisement des relations avec les entreprises. Concrètement, il doit se traduire par :
Une méthodologie est déjà définie, avec une liste de dispositifs prioritaires. Pour la Ministre Galant, le principe de confiance dépend surtout de « l’appétence au risque », une compétence rarement valorisée dans les administrations.
Bien sûr, on ne peut pas parler de simplification sans parler de dématérialisation et digitalisation. Depuis 2024, c’est :
Concrètement, la digitalisation des demandes de permis d’environnement et d’urbanisme sont en cours et mobilisent aussi beaucoup d’énergie.
La simplification, c’est aussi des améliorations concrètes, rapides. Et qui de mieux placé que les représentants sectoriels pour identifier les points les points de friction pour les entreprises ?
Et un point crucial a été rappelé lors du Parlement UCM : la Ministre de la Simplification Administrative n’a PAS le pouvoir d’imposer ses mesures aux autres ministres dans leurs domaines de compétence. Elle ne dispose en effet d’aucune autorité hiérarchique sur les administrations sectorielles.
Une stratégie de simplification doit donc s’appuyer sur :
Sans cette mobilisation collective, la simplification ne restera qu’une déclaration d’intention.
Le parlement UCM, c’est surtout l’occasion d’un échange franc et direct entre les représentants des fédérations et les décideurs. Et en la matière, les préoccupations sont nombreuses :
La Ministre et son cabinet le reconnaissent explicitement : il n’y aura pas de simplification durable sans les entreprises et leurs représentants… et surtout, l’implication de chaque ministre !
Ce parlement était l’occasion de faire un bilan mais aussi de poser une pierre de plus pour créer du lien, pour mobiliser les secteurs, les représentants politiques et faire avancer la cause. Vivement le prochain !
Et qui sait, un jour, UCM écrira un mémorandum dans lequel le mot “simplification” n’apparaîtra pas.
Olivier Vandenabeele
Pour ucmvoice.be